Quel remède de grand-mère utiliser contre les souris ?

Une souris sur une piège avec un fromage

Un grattement derrière la plinthe au milieu de la nuit, quelques crottes noires au fond d’un placard, un paquet de pâtes grignoté, la présence d’une souris ne passe jamais longtemps inaperçue. Avant d’acheter des granulés empoisonnés, beaucoup de foyers se tournent vers les solutions que nos aïeules utilisaient déjà, à base de plantes, d’huiles essentielles et de bon sens.

Les remèdes de grand-mère pour se débarrasser des souris

Une souris entre chez vous pour trois raisons, se nourrir, se mettre au chaud et nidifier à l’abri. Les remèdes traditionnels agissent sur ces trois leviers en rendant la maison moins accueillante. Aucun d’eux ne tue l’animal, un vrai avantage quand des déjections trouvées dans les combles laissent planer un doute, puisque les crottes de chauve-souris ressemblent à s’y méprendre à celles d’une souris et signalent une espèce protégée.

Le point décisif, c’est la combinaison des méthodes. Une huile essentielle seule gêne la souris quelques jours, mais un animal qui a trouvé un garde-manger bien garni finit par s’habituer à l’odeur. Voici les dosages et rythmes de renouvellement à respecter.

  • L’huile essentielle de menthe poivrée s’utilise à raison de 10 à 15 gouttes sur un coton, placé près des passages et renouvelé tous les 3 à 4 jours.
  • Les sachets de clous de girofle et de laurier contiennent 5 à 6 clous et 3 feuilles chacun, et se remplacent toutes les 2 à 3 semaines, quand l’odeur faiblit.
  • Le vinaigre blanc, mélangé à parts égales avec de l’eau, sert à laver sols et plinthes une fois par semaine pour effacer les traces d’urine qui balisent le chemin des souris.
  • La laine d’acier inoxydable se tasse dans chaque trou supérieur à 6 mm puis se recouvre de mastic ou de mortier, car une souris adulte passe par une ouverture de la taille d’un crayon.
  • Les aliments secs comme les céréales, la farine ou les croquettes se rangent dans des bocaux en verre ou des boîtes en métal fermés hermétiquement.
  • Le traitement combiné demande 2 à 3 semaines avant de pouvoir juger réellement du résultat.
Une souris qui sent des odeurs sur le sol près des ails

Menthe poivrée, eucalyptus et girofle, jouer sur l’odorat des rongeurs

L’odorat est le sens le plus développé de la souris. Elle s’en sert pour trouver sa nourriture et détecter les prédateurs, ce qui explique pourquoi les odeurs très fortes la dérangent. La menthe poivrée reste la référence grâce au menthol qu’elle contient, mais l’eucalyptus et le clou de girofle, riche en eugénol, produisent un effet comparable.

Pour la mise en place, visez les endroits où la souris circule plutôt que le centre des pièces, derrière l’électroménager, sous l’évier, le long des plinthes, dans les placards bas. Autre option, un vaporisateur composé de 250 ml d’eau, d’une cuillère à café de liquide vaisselle pour émulsionner et d’une vingtaine de gouttes d’huile essentielle, à pulvériser sur les zones de passage.

Les huiles essentielles sont toxiques pour les chats et irritantes pour certains chiens, on les garde donc hors de portée des animaux domestiques. Et soyons honnêtes, les études scientifiques sur leur pouvoir répulsif restent rares, et les résultats varient d’une maison à l’autre.

Boucher les accès, la laine d’acier, arme numéro un des anciens

Tant qu’un passage reste ouvert, les répulsifs ne font que gagner du temps. Une souris adulte se faufile dans une fente de 6 à 7 mm, parce que son crâne est la seule partie rigide de son corps. Il faut donc inspecter la maison du sol au plafond, en s’aidant des signes qui trahissent la présence de souris pour repérer les zones fréquentées.

La technique d’antan consiste à tasser de la laine d’acier dans chaque trou. La souris ne peut pas la ronger, car les fibres lui blessent le museau. Préférez la version inoxydable, puisque la paille de fer classique rouille à l’humidité et laisse des coulures sur les murs.

Une couche de mastic acrylique, de mortier ou de plâtre par-dessus rend le bouchon définitif. Pour les portes donnant sur l’extérieur, un bas de porte à brosse fait le travail. Les grilles d’aération se protègent avec un grillage métallique à mailles de 5 mm maximum.

Vinaigre blanc, laurier et rangement, couper l’appétit des intrus

Les souris marquent leur territoire avec des gouttes d’urine qui laissent une piste odorante. Tant que ces marques subsistent, d’autres individus suivront le même chemin, même après le départ des premières. Un nettoyage au vinaigre blanc dilué efface ces signaux et assainit au passage les surfaces souillées.

Gants et masque sont recommandés pour ramasser les crottes, qu’on ne balaie jamais à sec pour ne pas soulever de poussières contaminées. Côté garde-manger, nos grands-mères glissaient des feuilles de laurier dans les bocaux de farine et de riz.

L’astuce éloigne surtout les mites alimentaires, mais elle va de pair avec le bon geste, tout ranger dans des contenants fermés. Les croquettes du chien ou du chat laissées dans leur sac en papier forment un buffet idéal pour une souris.

Un souris mort sur une piège

Remèdes naturels ou dératiseur, savoir quand changer de méthode

Les remèdes de grand-mère donnent de bons résultats quand ils sont combinés et appliqués avec régularité. Boucher les accès, supprimer la nourriture disponible, effacer les pistes odorantes puis entretenir des répulsifs naturels, cet ordre-là suffit à régler la plupart des visites ponctuelles, surtout si l’on agit dès les premières traces.

Si les crottes continuent d’apparaître après trois semaines, si les bruits persistent dans les cloisons ou les combles, ou si vous trouvez des nids, l’infestation a sans doute dépassé le stade où les méthodes douces suffisent. Un dératiseur certifié saura localiser les nids et proposer un traitement adapté, y compris des pièges non létaux.

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